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Exposition Intro

Claire Illouz
& Sculpteurs au Jardin

EXPOSITION
DU 18 JUIN AU 5 NOVEMBRE 2017

entrée libre de 9h à 12h et de 16h à 19h.

Exposition-Claire Illouz

Claire Illouz

Peintre et Graveur
Née à Boulogne Billancourt en 1955 | Vit et travaille en Région Parisienne A étudié à Paris, Taipei et Kyoto.

Ses oeuvres figurent dans de nombreuses collections publiques et privées en Europe et aux U.S.A. On peut en voir à la Galerie Susse-Frères à Paris, la Galerie Pome Turbil à Lyon, la Galerie l’Espace du dedans à Lille, et sur son site internet : www.cillouz.com.

2013 : Prix Jean Lurçat (Académie des Beaux-Arts) pour le livre LIEU
2012 : Prix Graver Maintenant et Prix de gravure Paul-Louis Weiler (Académie des Beaux-Arts)

« Quand le temps est maussade, je trouve à l’atelier divers objets communs : leur fouillis me parle de celui du monde. Les talus, eux, montrent une multitude végétale en perpétuelle mutation, à moi d’en comprendre la logique. On a dit que c’est parce que notre œil occidental ne fait pas la part belle aux herbes, que je m’y intéresse… Je ne pense pas avoir cet esprit militant. Je pense que comme les objets groupés, le talus est un vaste chantier de structures dressées dans l’espace que nous côtoyons, un fouillis inexploré de plus, que le dessin seul permet de percevoir».

 

Notes de Talus


Journée 1 
Ce matin, l’œil en bord de route traque de la lisière vivante : effacée, retracée parfois par les objets, natures mortes impromptues qui jonchent le talus en pleine lumière.

Journée 7
Marcher entre herbe et macadam. Regarder, s’arrêter, relever (au crayon) les indices, témoins de ces deux règnes en lutte (depuis quand ?). Tracer, vite.

Journée 12 
Plus haut, en passant, envier l’obstination de l’herbe, son lancer de traits têtus, en toutes directions, pour sa survie.

Journée 19 
Reprendre (au stylo) le même brin, la même ronce, deux jours après : tout a changé.

Journée 24 
Écouter, ici ou là, les soupirs du sol accablé, sa résistance (et celle du papier assoiffé, puis gorgé d’encre).

Journée 39 
À l’atelier, mise en route de la mémoire. Agrandissements, reconstructions (à l’encre). Écroulements.

Journée 46 
Retour au talus, autres volumes : ces objets, captifs du sol. Sur le papier, les tirer du néant (ainsi tirons-nous des traits d’un fond blanc ?). Les assembler, par dessin ou gravure.

Journée 67 
Fouille obstinée de leurs formes, en ordre, ou en désordre. Espaces contenus, ou brisés. Ces présences affirment la nôtre : les tracer debout, ou à terre ; collections de notre temps.

Journée 71 
Croquis brefs : ordinaires champs de bataille, bordures de terrains anodins. Modèles infinis : devenir herbe, ortie, lézard, tesson, ou objet renaissant.

Journée 87 
Retour à l’atelier. Recomposer (au lavis) la mêlée mouvante. Reprendre, balancer

Journée 88 
Soudain les choses parlent toutes ensemble. Indésirable, seule leur multitude en repousse la chute, car la pensée les abandonne : ce désastre nous concerne.

Journée 103 
C’est à recommencer : se remettre en urgence à l’affût de la lumière, qui baisse. L’air sifflant peigne les tiges et passe entre le talus et moi.

Journée 175 
Ils ont fauché ! Enfin, l’horizon.

Journée 210 
À l’atelier, lente montée des ombres
humides : les asseoir, grises puis noires, sur la lumière du fond.

Journée 335 
Le monde tremble, mon crayon aussi. Le talus tiendra-t-il ?

Journée 528 
Retourner là-bas : regarder, même s’il n’y a plus rien. Là encore, il y a de quoi voir, peindre, dessiner, ou graver.
(…)

C.Illouz, 2016

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Exposition Separation

 

 

 

 

 

 

Exposition-Yannick Connan

Yannick Connan

Sculpteur
Né à Saint-Brieuc en 1971 | Vit et travaille en Bretagne

Principales expositions récentes
2016 : «J’ai 10 Ans» Musée/Centre d’art du Verre (Carmaux) ; 31ème «Salon des Arts» (Cavan) ; «Nature(s) Humaine» Galerie-Espace-Expo (Betton) ; Jardin Michèle Guérin (Limetz-Villez).
2015 : «MAC Paris» Espace Champerret (Paris) ; 7ème «Biennale des verriers» Domaine de la Verrerie (Carmaux) ; «Les journées de la Perle et du Verre» Les amis du Musée de Verre (Sars-Poteries) ; 5ème «Eclats de Verre en Bresle» (Blangy sur Bresle) ; «Trajectoires de Verre» Maison Consulaire (Saint-Leu-la-Forêt) ; Puls’Art à la Cité des Arts (Le Mans).
2014 : The Coburg Prize For Contemporary Glass (Allemagne).

Acquisitions publiques sur les dernières années
2015 : «Trou Noir» Diptyque granit et verre, Musée/Centre d’art du Verre à Carmaux, 1% médiathèque, Yffiniac.

« L’essence de mon travail est inspirée par la matière minérale, c’est lié aux échelles de sa structure. Curieux, je prend le temps de contempler et cherche des traces dans la multitude des développements minéraux, végétaux et organiques pour construire des images qui représentent l’univers. Depuis mon enfance, un lien m’a paru évident entre le monde de la rotation des électrons autour des atomes et le monde de la rotation des planètes autour des étoiles. Dans l’imagination de cet enfant d’une dizaine d’années, il était évident que toute cette masse de matières, qui compose l’univers dans lequel nous habitons, est un être quel qu’il soit ! Son problème, était de résoudre la question temporelle entre les différentes échelles d’organismes gigognes. J’ai cherché l’intériorité de la forme, en réalisant des trous, des cavités dans mes sculptures, puis des volumes entièrement évidés. Mes pièces en granit transposées en verre mettent en évidence une quatrième dimension, un espace qui s’ouvre dans la forme. Celui-ci est l’intérieur de l’être et le vide du cosmos. Ce qui est important pour moi, c’est de montrer l’harmonie complexe de la nature. La pierre délimite un espace et une structure, le verre en montre l’onde et la lumière et le dessin révèle la vibration. Au même titre que la philosophie, la science, la religion… l’art est un moyen d’investigation, d’interprétation et d’invention du regard de l’humanité sur son monde. Mon rêve est de faire un lien esthétique entre la construction empirique, scientifique et la vision intuitive, spirituelle. »

Exposition Bruno Guiheneuf

Bruno Guiheneuf

Sculpteur
Né à Saint Nazaire en 1968 | Vit et travaille en Bretagne

Une enfance influencée par la nature, les chantiers de construction navale ou les jeux dans une carrière de granit. Une curiosité pour autrui nourrie par des voyages : la Scandinavie en stop, des bribes de Sahara à pied, le Népal à vélo, l’Écosse pour la brume et le whisky, l’Italie et la Sardaigne pour les pierres, la «famiglia» et la cuisine, l’Arizona pour les paysages cachés des Navajos ou les «hommes intègres» au Burkina Fasso.

Principales expositions personnelles et collectives récentes
2017 : Art Forum Galerie (Anvers) ; Arteva (Nantes).
2016 : Galerie Art Raden (Finistère) ; Galerie Duchoze-Réthoré (Rouen) ; InterArt au Parc de sculptures (Pays-Bas).
2015 : Kunstcenter à Hamme (Belgique) ; Ecodomaine de l’Etrillet (Bruz) ; Galerie Duchoze-Réthoré (Rouen) ; InterArt au Parc de sculptures (Pays-Bas) ; Galerie Lisette Alibert (Paris et Yèvre).
2014 : InterArt au Parc de sculptures (Pays-Bas) ; Vente aux enchères ; Galerie Lisette Alibert (Paris et Yèvre).
2013 : Galerie Lisette Alibert (Paris et Yèvre).
2012 : Galerie Lisette Alibert (Paris et Yèvre) ; Château des Pères (Piré sur Seiche).

Expositions permanentes
Galerie Duchose-Réthoré (Rouen) ; Galerie Guérin (Limetz-Villez) ; Art Forum (Anvers) ; mais aussi des œuvres dans des collections publiques et privées en France, Grande- Bretagne, USA, Belgique, Allemagne et Italie.

«Depuis 2010, la famille des sculptures Flux explore l’idée et la vision d’une dynamique globale, tant à l’échelle de la vie, des échanges, que de l’univers : le flux de la mer qui monte contient le reflux de la mer descendante et implique l’interaction de la lune et de la terre. Un élément perçu ici est relié et intégré dans un réseau et une dynamique qui le dépasse. A travers la pierre et le métal, cette recherche Flux a pris des aspects variés, abstraits et à la fois proches de formes connues, force de mouvements telluriques ou fluidités calligraphiques.»


Exposition Pascale Proffit

Pascale Proffit

Sculpteur
Née à Montmartre en 1951 | Vit et travaille à Paris

C’est le théâtre dont elle hante les coulisses dans sa plus tendre enfance qui a donné à Pascale Proffit le goût de l’imaginaire et de la magie.
De 1974 à 1980, elle travaille dans l’atelier de Mr Albert Minot (sculpteur plasticien) à Sèvres où ils réalisent, ensemble, des sculptures monumentales et des bas-reliefs en céramique, fresques et peintures polyuréthane.

Principales expositions récentes
Mt Wagner (Thionville) ; la cour normande (Michèle Guérin) ; Arts sélection (Zurich) ; Art Work (Amsterdam) ; Art Aujourd’hui (Paris) ; Orangerie du Sénat (Paris) ; Les rencontres du cadran commissaire d’exposition Lydie Arickx ; L’Usine à Zabu (St Germain des Angles) ; Musée de Sèvres ; Fondation Taylor (Paris).

Principaux salons
Saga (Paris) ; St’Art (Strasbourg) ; 109 (Paris) ; MAC 2000 (Paris) ; Comparaison (Paris)…

Collections publiques
Musée de Sèvres ; Théâtre le Scarabée ; La Verrière ; Mairie de Bois-Colombes ; Crous Paris ; Ecole Navale Brest ; Frac Aquitaine…

« Chez Pascale Proffit, la bizarrerie est fantaisie poétique. Ses personnages, créatures extravagantes et invraisemblables imposent leur présence émerveillée. Ces joyeuses gargouilles n’ont d’autre logique que celle des rêves. Leur humour subtil et énigmatique défie la raison et déstabilise les pesanteurs du bon sens ordinaire. Elles sont le zeste apéritif qui nous donne à réfléchir savoureusement sur le sens ou le non sens de l’existence. »
Marion Rillon (Galerie Art Aujourd’hui)

Exposition Jean Suzanne

Jean Suzanne

Sculpteur
Né à Bois-Colombe en 1938 | Vit et travaille dans le Quercy

Depuis 1985 il se consacre entièrement à la sculpture et obtient en 1986 le prix Musée Ingres de la ville de Montauban, puis le prix Henri Moore à Tokyo (Japon) en 1993.

Principales expositions récentes
Galerie Arnoux (Paris) ; Galerie Lionelle Courbet (Paris), Galerie Art Aujourd’hui (Paris), Galerie Michèle Guérin (Giverny), Galerie Le Sphinx (Montauban), Galerie Artesol (Soleur, Suisse), Villa Datris (L’Isle sur la Sorgue), Château Royal (Collioure), 73 Sculpteurs (Yerres), Fondation Montés (Valladolid, Espagne), Hôtel Dieu (Châteaudun), Loire et Sens (Angers), Concours Arago (Paris Arcurial).

Salons et biennales
Art Karlsruhe (Karlsruhe) ; ArtéNim (Nîmes) ; Artexpo (Barcelone) ; Art Elysée (Paris) ; Biennale de Fujisankei (Tokyo) ; Triennale d’Osaka (Japon) ; Salon Comparaison ; La Jeune Peinture ; Grands et Jeunes d’Aujourd’hui ; Réalités Nouvelles ; Salon de Mai ; Biennale 109 (Paris)

Sculptures monumentales
Montauban ; Nègrepelisse ; Gueugnon ; Les Mureaux ; Japon ; Carcassonne ; Albi ; Bordeaux ; Paris ; Andorre ; Bruges ; Angers…

« les recherches actuelles sont minérales ; elles s’inspirent des événements géologiques qui ont façonné notre terre, à partir de clivages, de falaises, de canyons… La sculpture cherche à traduire dans l’acier : toutes ces tensions, ces fractures, ces érosions et tend par la simplification des formes et de leur composition à accroitre leur pouvoir évocateur »


Exposition Michel Thamin

Michel Thamin

Sculpteur
Né à Paris en 1946 | Vit et travaille en Bretagne

Principales expositions récentes
2016 : 70 ans Réalités Nouvelles au Manoir d’Etainnemare (Estouteville) ; Centre des arts André Malraux (Douarnenez) ; Réalités Nouvelles (Paris).
2015 : Fondation Espace Ecureuil (Cahors) ; Galerie Arts Raden (Plogastel St Germain) ; Réalités Nouvelles (Paris) ; Chapelle St Sauveur (St Malo).
2014 : Arts itinérance (Bonneval) ; Mt-Galerie (Douarnenez) ; IMA ; Abbaye de Coat Malouen (Kerpert).
2013 : Abbaye de Coat Malouen (Kerpert) ; Galerie Michèle Guérin (Limetz- Villez) ; Galerie le Ko (Huelgoat) ; Galerie E.Heno et Galerie M.Guérin (Giverny). 2012 : Galerie Michèle Guérin (Limetz-Villez) ; Art Elysées ; Galerie Michèle Guérin (Paris).
2011 : Galerie Michèle Guérin (Limetz-Villez) ; Galerie R.Nicolet (Coustelet) ; Sculpt’en Sologne (Chaumont/s/Taronne).
2010 : Galerie les Stèles (Huelgoat) ; Galerie R.Nicolet (Coustelet) ; Médiathèque/ Bibliothèque (Bannalec) ; Art Elysées ; Galerie Michèle Guérin ; Galerie Ombre et Lumière (St Malo).

« Il y a une grande harmonie dans la mise en scène des lithoglyphes de Michel Thamin. Pareille à une partition éphémère et aléatoire selon les lieux d’exposition et qui se joue le temps d’un regard, elle invite le spectateur à recevoir cette œuvre composite, comme un prélude d’un ailleurs tenu secret. Ces boites de pierre entretiennent un jeu permanent entre le clos et l’ouvert, l’invisible et le visible, l’éphémère et le permanent, le passé et le présent, car elles composent autant avec l’espace de l’exposition qu’avec celui que le spectateur va découvrir au creux des œuvres . Les cippes aux allures de totems ou de stèles semblent établir un curieux paradoxe avec les lithoglyphes. Michel Thamin combine l’intime et l’extime. En effet ces boites incarnent davantage une intériorité où sommeillent des signes qui n’attendent que la lumière du regard pour révéler leur fable. Les piliers au contraire affichent plus une extraversion, une sorte de jaillissement. Ils fendent l’espace et s’imposent comme un trait d’union entre la terre et le ciel. Leurs parois offrent toute une gamme de motifs et de tessitures variées. Ils sont comme les bribes d’un récit imaginaire nourri de lointaines réminiscences. Leur mise en scène leur donne une puissance intemporelle, et renforce le silence vertigineux qu’elles incarnent. »
Alain Le Beuze (extraits)